Si vous êtes passés par notre article sur la peau et le vieillissement cutané avant d’atterrir sur notre article sur la glycation, alors vous savez déjà que le vieillissement cutané est un phénomène inéluctable et en partie génétiquement programmé. Heureusement, vous avez également appris qu’en adoptant quelques bonnes habitudes, vous pouvez éviter qu’il n’arrive trop prématurément !

Lorsqu’il est déclenché par des facteurs biologiques, on dit que ce vieillissement est intrinsèque. Plusieurs mécanismes peuvent contribuer au vieillissement de la peau, et nous allons nous intéresser ici à l’un des plus importants: la glycation.

Réaction de Maillard et glycation

Avant de reprendre les annales du bac de physique-chimie, essayons de simplifier un peu. La réaction principale ayant lieu lors de la glycation est appelée Réaction de Maillard, elle a été mise en évidence par – je vous le donne en mille… – le Dr Louis Maillard (un français !), en 1911, alors qu’il étudiait la cuisson des aliments.
Et justement, pour bien comprendre cette réaction, on va parler de cuisson !

La réaction de Maillard met en jeu les protéines et les sucres (comme par exemple le glucose, le fructose ou le lactose).

Et pour illustrer cette réaction, faisons donc un gratin dauphinois. Quoi de plus délicieux ?

Avance rapide sur la préparation des pommes de terre et la mise en place du gratin, passons directement à la cuisson ! En début de cuisson vous enfournez un plat à gratin rempli de pommes de terres (amidon = sucre), de lait (protéines) et de crème fraîche (encore des protéines !): globalement, vous enfournez un mélange froid de protéines et de sucres.
Un peu plus d’une heure plus tard, vous ressortez un gratin fumant, qui dégage une odeur alléchante mais surtout, un peu bruni sur le dessus et qui n’a plus tout à fait la même consistance…
C’est officiel, les protéines de votre lait ont réagi avec les sucres de vos pommes de terre, et votre gratin a subi les effets de la glycation !
C’est en effet la réaction de Maillard (et donc la glycation) qui cause le brunissement des aliments à la cuisson et gratine votre plat.

Réaction de Maillard cuisson aliments - Glycation
Réaction de Maillard cuisson aliments - Glycation

Bien qu’utile en cuisine, la réaction de Maillard n’est pas idéale pour notre corps, et surtout pour notre peau ! Et pourtant, avec le temps (même si l’échelle est nettement supérieure au temps de cuisson de notre gratin) elle s’y produit… Les premiers signes visibles de cette réaction sur notre visage sont une peau moins souple, et donc l’apparition des rides.

La naissance des rides

Réaction de Maillard - Liaison des sucres sur les protéines
Réaction de Maillard - Liaison des sucres sur les protéines

Au cours de la réaction de Maillard, les sucres viennent se fixer sur les protéines, et modifient ainsi leur structure : elles deviennent des protéines glyquées. De plus, au cours de cette réaction, des composés délétères sont formés – les glycotoxines ou AGE (Advanced Glycation Endproducts) – et contribuent eux aussi à l’altération des protéines. Pour notre peau, la réaction de Maillard modifie la structure du collagène et de l’élastine, essentiels à l’élasticité, et « rigidifie » ainsi le derme : c’est le début de la fin – enfin surtout le début des rides !

Plus précisément, lorsqu’elles subissent les effets de la glycation, les protéines cutanées telles que l’élastine ne peuvent plus remplir leur rôle de support de l’épiderme. En se détendant, les fibres d’élastine perdent de leur ressort, le soutien à l’épiderme devient moins important. Sans support, l’épiderme perd son élasticité, et se replie à son tour sur lui-même, causant ainsi l’apparition de rides marquées.

Rôle de l'élastine au niveau du derme
Rôle de l'élastine au niveau du derme
Début des dommagesde l'élastine
Début des dommagesde l'élastine
Elastine endommagée
Elastine endommagée

Et parce qu’un malheur n’arrive jamais seul, la glycation peut également désactiver certaines enzymes anti-oxydantes naturellement présentes dans notre peau, qui sera moins à même de lutter contre le stress oxydatif.

Glycation et alimentation

Les produits de la glycation, les glycotoxines (ou AGE) peuvent être mesurés dans notre corps dès l’âge de 20 ans. Le mécanisme de glycation n’affecte pas uniquement la peau, il peut également être la cause de problèmes oculaires ou vasculaires. La glycation est un phénomène naturel mais certains de nos comportements – notamment alimentaires – peuvent l’exacerber.
La consommation fréquente d’aliments grillés ou gratinés augmente nécessairement la quantité de glycotoxines présentes dans notre organisme, tout comme la consommation régulière de boissons à base de malt telles que la bière ou le whisky. Une alimentation trop sucrée favorise quant à elle la glycation au sein même de notre corps. Il convient donc de privilégier les aliments crus, ou les cuissons à basse température si l’on souhaite mettre toutes les chances de notre coté !

Grâce à sa puissante action anti-glycation, l’actif Lygalamine de Pharm’Aging permet de prévenir efficacement le vieillissement cutané.

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